Ce récit d'une entrée au lycée Lyautey de Casablanca du point de vue du petit Mehdi donne d'emblée un ton amusant. Les dialogues sont formidables par leur mélange de langues et de niveaux de langue : l'arabe dialectal marocain, le français, tantôt argotique, tantôt soutenu, voire poétique. Quel roman visuel ! J'ai vraiment l'impression d'avoir vu cet internat et ses acteurs.
Mehdi, passionné de livres, a cette réflexion géniale : "C'était peut-être cela le pire, dans la mort : ne plus pouvoir lire."